Thème « ville et campagne »
C’est dans l’estomac d’un requin que commence l’un des plus extraordinaires voyages relatés par Jules Verne. En effet, le squale a avalé une bouteille contenant un message qui, une fois partiellement déchiffré, révèle le naufrage d’un navire, le Britannia, et de son capitaine, le valeureux Harry Grant. Seule certitude sur la localisation du naufragé, il se trouve sur le 37e parallèle.
Un courageux lord écossais, sa charmante jeune femme, un major impassible, un géographe français distrait et les deux enfants du capitaine Grant vont donc suivre ce 37e parallèle, franchir les Andes et leurs incessants séismes, traverser la Patagonie, survivre à un ouragan et poursuivre leurs recherches… en Australie. Là, ils retrouveront l’ancien quartier-maître du Britannia, un dénommé Ayrton, qui les trahira pour livrer leur navire aux pirates, puis ils échoueront sur les côtes de la Nouvelle-Zélande où ils tomberont aux mains des cannibales…
Bouteille à la mer, tour du monde, pirates, cannibales, naufrages : tous les ingrédients sont réunis pour « mettre en scène des rêves de petit garçon » – la définition du roman d’aventures par le maître du genre : Robert Louis Stevenson.
Les Enfants du capitaine Grant constituent le premier volet d’une trilogie romanesque que complètent Vingt Mille Lieues sous les mers et L’Île mystérieuse.
Les Instructions officielles de l’Éducation nationale recommandent l’étude d’un roman de Jules Verne en classe de cinquième.
Lyon, fin du XIXe siècle. Martin Poulachon apprend le métier de « canut », d’artisan de la soie, avec ses parents. Un soir, sa mère, partie livrer une pièce de précieux velours, se fait agresser et voler. Martin se sent coupable. À cause de son retard, il ne l’a pas accompagnée. Il ne sait pas encore qu’il va, grâce à une mystérieuse jeune fille, non seulement récupérer ce bien, mais découvrir l’univers de Guignol. Pour nourrir leur inspiration et fournir un véritable journal de la cité aux spectateurs, les créateurs de la célèbre marionnette envoient des espions dans les rues et les passages secrets… Et Guignol se transforme en justicier pour de vrai !
En 1735, Esther Brandeau a quatorze ans. Fille illégitime d’un marchand d’étoffes réputé, elle vit dans un village du sud de la France. Sa famille veut arranger un mariage avec un chiffonnier afin de préserver sa réputation, et Esther s’enfuit. Mais la vie sur les routes est pleine de dangers pour une jeune fille, juive de surcroît. Alors Esther se travestit et elle va vivre plusieurs vies : tour à tour protégée d’une courtisane, boulanger, matelot, elle devra, pour se sauver des périls, changer plusieurs fois d’identité. Portée toujours par l’espoir de retrouver Philippe, un marin qui lui a permis de réchapper d’un naufrage, elle tombe d’un monde dans un autre, et du Vieux Monde dans le Nouveau.
Elle traverse l’océan et arrive à Québec, dans la province de la Nouvelle-France. Mais, à cette époque, la Nouvelle-France est une colonie catholique, et l’entrée en est interdite aux personnes de confession juive. Jusqu’où Esther sera-t-elle prête à aller pour accomplir son destin ?
Nous sommes en juin 1944. Le débarquement de Normandie a eu lieu, les Alliés progressent en Bretagne, mais la France est encore loin d'être libérée. Jean, qui a quatorze ans, vit à Montargis. Parce que la ville risque tôt ou tard de se trouver dans la zone des combats et parce que ses usines sont la cible de bombardements répétés, ses parents décident de l'envoyer dans une ferme, la Frissonière, à une vingtaine de kilomètres. Les Marceau sont des amis et ils ne seront pas mécontents d'avoir un peu d'aide. Il y a deux filles à la maison : Solange, qui a dix-huit ans, et Gisèle qui en a quatorze. Ni l'une ni l'autre ne laissent Jean indifférent, mais Solange est tout de même un peu trop âgée pour lui, et de toute façon elle est fiancée à un jeune fermier voisin, Raymond. C'est donc à Gisèle que Jean fait des avances, qui sont tantôt acceptées, tantôt repoussées brutalement. Lui qui ne connaît l'amour qu'à travers la lecture du Grand Meaulnes et du Jeune Werther, se trouve bien démuni. Comment doit-on s'y prendre avec une fille qui change d'avis tous les jours et qui n'est pas très sensible à la poésie ? Le comportement de Solange le laisse tout aussi perplexe : en cinq minutes, elle tombe éperdument amoureuse d'un parachutiste américain qu'elle va rejoindre chaque nuit dans sa cachette, à l'insu de ses parents. Lui a-t-il vraiment dit qu'il allait l'emmener à New York à la fin de la guerre ? Le temps d'un été, tandis que même la Frissonière est prise dans les péripéties de la Libération, Jean fait son éducation sentimentale. Il découvre surtout que les gens ne font pas ce qu'ils disent, ne disent pas ce qu'ils font, et que les filles, dans la France paysanne, font rarement ce qu'elles veulent.
Henri est le seul rescapé du naufrage du Nugget, une goélette qui a sombré corps et biens au large des îles Milford dans la nuit du 6 au 7 décembre 1887. Depuis le naufragé a appris tant bien que mal à survivre en milieu hostile, à résister à la faim, au froid mordant et à la solitude. Car il en est sûr, il n’y a pas âme qui vive à l’exception de la sienne dans tout l’archipel. Pourtant, depuis peu, il ressent un malaise persistant, il se sent observé, suivi. Mais rien ne le prépare à la rencontre qui s’annonce...
Une auberge isolée, une crique battue par les vents… Survient un vieux marin avec pour seul bagage un coffre mystérieux. Ses récits empourprés du sang versé par les pirates vont épouvanter les habitués du lieu. Et ce n’est pas la paranoïa du vieux loup de mer qui rassure le jeune narrateur, Jim Hawkins : ne lui donne-t-il pas, en effet, quelques sous pour « veiller au grain », quand lui-même passe ses journées à scruter l’horizon du haut des falaises ?
Ainsi commence le plus célèbre des romans d’aventures : ce n’est pas le héros qui part à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à lui. Et lorsque le terrible capitaine meurt dans de tragiques circonstances, Jim trouve dans son coffre une carte qui l’entraînera à travers les océans à la recherche du plus fabuleux des trésors.
Pirates, mutineries, affrontements sanglants, trahisons et coups de théâtre : il y a dans L’Île au trésor tous les ingrédients du roman d’aventures moderne, et bien plus encore.
L’Île au trésor figure au programme de français des classes de cinquième.
Il ne passe pas grand monde à l’auberge de l’Amiral Benbow. Elle est très isolée et à l’écart des routes fréquentées. Alors, le jour où un vieux marin qui se fait appeler « le Capitaine » débarque avec sa malle en posant une poignée de pièces d’or sur le comptoir, c’est une aubaine. C’est du moins ce que pensent les parents de Jim Hawkins, le fils de la maison.
Mais voilà… Le Capitaine a de curieuses manières et de drôles d’amis qui ne lui veulent pas que du bien ! Qu’il s’agisse de Chien Noir ou de Pew l’aveugle, ils ne reculent devant rien et semblent prêts à tout pour récupérer la malle du marin. Même à tuer.
Que peut-elle bien contenir ? Ce que Jim y découvrira le soir même de la mort du Capitaine va l’entraîner sur les mers, dans des aventures plus lointaines et plus risquées que tout ce qu’il aurait pu imaginer.
Voilà de longues semaines que l’Hispaniola a pris la mer lorsque enfin la vigie hurle : « Terre en vue ! » À son bord, le jeune Jim Hawkins, qui a trouvé la carte de la mystérieuse île au trésor, et ses amis, le docteur Livesey et le châtelain Trelawney. Quant au reste de l’équipage, Jim a découvert qu’il est constitué d’anciens pirates qui, sous la houlette de l’inquiétant Long John Silver, rêvent de mettre la main sur le trésor du vieux Flint.
La perspective de l’or enflamme les esprits, et la menace d’une mutinerie plane sur la goélette.
Jim et ses amis décident alors d’abandonner le navire et de se réfugier dans un fortin découvert par hasard au fond d’une crique. Un fortin ? L’île est pourtant réputée déserte. Qui donc a bien pu le bâtir ? Mais il est trop tard pour se poser des questions. Les premiers coups de mousquets éclatent. Les hommes de Long John Silver passent à l’attaque !
Accaparés par la recherche du trésor enterré quelque part sur l’île, les pirates n’ont laissé la garde de la goélette qu’à deux d’entre eux. À la faveur de l’obscurité, Jim tente d’en couper les amarres pour échouer le navire sur la côte.
C’est compter sans les courants qui l’entraînent vers le large. Recroquevillé au fond de sa barque de fortune, Jim dérive toute la nuit et croit sa dernière heure arrivée… Mais, au matin, l’île est toujours en vue, et le navire aussi. Jim parvient à s’en emparer au terme d’une terrible lutte mais à peine revenu à terre, le voilà prisonnier des hommes de Long John Silver.
Plus déterminés que jamais, les pirates l’entraînent à la recherche de l’or du vieux Flint.
« Je suis ici pour trouver le trésor, lance Long John Silver, et le diable lui-même ne m’en empêchera pas. » Et s’il y avait plus fort encore que le diable, monsieur Silver ?…
Retenus prisonniers dans un camp sudiste pendant la guerre de Sécession, le savant et ingénieur Cyrus Smith, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff, l’esclave affranchi Nab et le jeune Harbert, passionné d’histoire naturelle (sans oublier Top, le chien), s’évadent en ballon et atterrissent sur une île apparemment déserte qu’ils baptisent « Lincoln ». L’île est riche de ressources naturelles, mais aussi de fort mystérieux phénomènes… Oui, un peu comme dans Lost, les disparus. Sauf que l’avion est un aérostat et que, chez Jules Verne, aucune femme ne vient troubler Cyrus et Gédéon. Mais « les autres » existent, sous la forme d’une présence invisible et ambiguë – car, avec Les Enfants du capitaine Grant et Vingt mille lieues sous les mers, L’Île mystérieuse forme une trilogie dont le pivot n’est autre que le fameux capitaine Nemo.
Dans ce roman, le plus long de la série des Voyages extraordinaires, Jules Verne recompose un microcosme de toutes les richesses offertes par la terre à ce colon qu’est l’homme, ouvrant la porte à une interrogation très actuelle sur les rapports qu’il entretient avec son environnement.
Fils de métayers, Jacquou est plongé dès l'enfance dans les conditions de vie effroyables qui sont celles de la paysannerie française au XIXe siècle. Il subit tout, la faim, le froid, le malheur et la tyrannie du nobliau local. Mais, face à l'adversité, il possède deux armes : son énergie et surtout son instinct du milieu naturel, ce coin de Périgord où il se meut comme un poisson dans l'eau. Moyennant quoi il fera front, en démontrant que la vraie noblesse, ici-bas, n'habite pas toujours le château, mais plutôt parfois l'âme du « croquant » qui sait y mettre le feu. Non content de nous instruire et de nous passionner de bout en bout, voilà un livre qui nous marque. Jacquou et la « Forêt Barade » gardent à jamais une place de choix dans la mythologie intime de tous ceux qui l'ont lu.
Dans La caravelle, nous accompagnons un groupe d'archéologues sous-marins à la recherche d'une caravelle disparue depuis longtemps sur un récif de la mer des Antilles. La mise au jour, un à un, des objets et instruments de l'époque donne lieu à une interprétation minutieuse relatée par l'association de dessins, de documents, de cartes et de schémas. Au fur et à mesure que les vestiges du passé nous sont livrés, une histoire se révèle à nous : celle de la naissance triomphale de la Magdalena de Séville et de son dernier et tragique voyage vers un autre continent.
Imaginez une nuit de tempête durant laquelle tout va de travers. Les éléments se déchaînent et un bateau se fracasse sur les récifs. Le fanal du phare qui devait guider le navire ne s'est pas allumé. Que s'est-il passé ? Imaginez aussi une imposante et inquiétante demeure, la Maison Noire. Elle appartient à l'amiral et on prétend qu'elle abrite un monstre. Qui peut croire ça ? La fille du gardien du phare apportera des réponses à ces deux questions et à beaucoup d'autres. Rien ne l'arrêtera dans sa recherche de la vérité. Elle croisera en chemin des humains amicaux ou menaçants, des créatures mystérieuses et des pirates en colère. Elle découvrira aussi la saveur de l'amitié.
Lorsque la Grande Dépression lui prend presque tout ce qu’elle possède, la famille d’Ellie est contrainte de quitter sa maison en ville et de recommencer à zéro, au coeur des forêts sauvages de la toute proche montagne aux échos. Là-bas, Ellie se découvre un profond amour pour la nature. Surtout, elle y retrouve une force et une liberté plus que bienvenues, après qu’un accident a laissé son père dans le coma. Déterminée à ramener son père parmi les vivants, la jeune fille se lance dans une expédition pour rejoindre le sommet de la montagne. Une femme y vivrait. Surnommée « la sorcière », elle posséderait d’extraordinaires secrets de guérison. Mais la sorcière et la montagne ont encore beaucoup d’histoires à révéler à Ellie. Et, avec elles, une nouvelle chance de bonheur.
Roanne adore les romans d’horreur, d’accord, mais ce n’était pas une raison pour l’envoyer passer l’été dans un phare en ruines, chez son oncle Kierzic qu’elle ne connaît même pas ! Cet homme aussi grincheux que mystérieux vit en solitaire sur un îlot planté au large de la côte Atlantique, avec pour toute compagnie une mouette rieuse et les rumeurs de l’océan. Dès son arrivée, Roanne est déterminée à s’en aller au plus vite de ce tas de cailloux désert. D’autant plus que, dans la bourgade du coin, on raconte que des naufrages auraient lieu les soirs de pleine lune. Au même moment, un bateau de pêche est porté disparu. Et d’où vient cette voix d’enfant qui l’appelle chaque nuit ? Plus le temps passe, plus Roanne se demande si Kierzic ne serait pas un…
Canton, 1770. Shi Yu n’a jamais connu ses parents. Agée de six ans, elle travaille pour l’aubergiste Bai Bai qui ne ménage pas insulte et coups de fouets. Un jour, à l’auberge, elle rencontre Li Wei, un jeune homme expert en arts martiaux. Yu le convainc de lui apprendre à se battre : la jeune fille a du talent, ça se voit tout de suite. Lorsque, quelques années plus tard, elle est enlevée par les pirates de l’équipage du terrible Dragon d’Or, ce sont ses talents de combattante qui lui sauvent la vie : au lieu de la tuer, Dragon d’Or l’engage dans l’équipage. C’est le début de l’ascension de Yu dans le monde de la piraterie. À dix-neuf ans, elle devient commandante d’une flotte entière. Son nom terrorise la mer de Chine, sa force semble inexorable… Mais sa renommée extraordinaire lui a créé un ennemi aussi puissant que mystérieux, qui est prêt à tout pour détruire le wushu de l’Air et de l’Eau, le style d’arts martiaux légendaire dont la jeune fille est devenue la dernière disciple.















