Thème « relation enfant, adulte »
Un jour, mamie Colette a cessé d'être comme avant, pimpante, fringante, marrante. Elle est partie en vélo chercher de la farine pour des crêpes. Elle est revenue à pied, avec du sucre en poudre. Ce jour-là , elle a confié un secret à Antoine : « Ta mamie vieillit. » Un secret à ne dire à personne. Le problème, c'est que maintenant tout le monde est au courant. Mamie Colette est enfermée dans une maison pour les gens comme elle. Elle sent mauvais, elle fait peur à Antoine. Il ne veut plus aller la voir. Il n'y a que des vieux dans cet endroit. Pourtant, un jour, Antoine croise une fille dans les couloirs. Une vraie fille, ni infirmière ni malade. Elle est belle, elle est franche et directe, elle est joyeuse dans cette ambiance de mort. Antoine veut comprendre.
Marilyn Rouge, c’est le nom du camion de mon oncle. Mais Marilyn, c’est aussi le prénom de ma tante.
Ce matin, Tonton et moi, on part en Espagne, rien que nous deux. Dans la cabine, il y a deux couchettes mais pas de toilettes. J’ai pris ma carte d’identité, des habits de rechange, brosse à dent, DS, BD et un recueil de poésies.
Au rythme du voyage à travers l’Europe, on partage tout, Tonton et moi.
L’orthographe, c’est pas son truc. Pas plus que les maths, l’histoire, la géo, les sciences… Arthus est en échec scolaire, mais lui préfère dire en « dégoût scolaire ». Il a pourtant la même soif d’apprendre qu’un bon élève, mais le changement des couleurs dans le ciel l’intéresse bien plus que le futur antérieur. Contempler le beau, c’est plutôt ça le truc d’Arthus.
Comme monsieur Pétillon, le pâtissier, qu’il retrouve chaque matin pour applaudir les teintes du petit jour.
Comme, Sonia, la fleuriste, ou son ami Peter, le collectionneur d’art, avec qui il aime discuter de ce qui embellit la vie. Arthus est bien décidé à introduire le beau à l’école. De gré ou de force. Ça tombe bien, sa comédie musicale préférée est à l’affiche à Paris…
Hier soir encore, je disposais de parents normaux, tous deux âgés de 36 ans. Ce matin, à mon réveil, ils en avaient 11. Bien sûr, quand j’ai vu ces deux enfants à mon chevet, dans des pyjamas trop grands, je n’ai pas tout de suite compris.
D’ailleurs, c’était l’heure de se préparer pour le collège… Le collège ! J’ai deviné que tout partait de là . Depuis le début de l’année scolaire, je détestais la sixième. Et mes parents, au lieu de me comprendre et de trouver une solution simple – m’offrir un tour du monde, par exemple –, répétaient à l’envi qu’ils adoreraient avoir mon âge.
Moi, je répondais invariablement : « J’aimerais vous voir à ma place. » Apparemment, mon voeu vient d’être exaucé…
Il était une fois un souriceau qui voulait être roi, mais il ne comptait pour personne. un jour, au bord de la mer, un drôle de chien est venu s'asseoir à côté de lui, comme un ami, comme un frère...
Je m’appelle Léo, et ce n’est pas pour rien. Je vais avoir huit ans mais déjà , comme Lionel Messi, ma vie c’est le football. Dribbler, shooter, marquer… Si je pouvais, je passerais tout mon temps avec un ballon, sur les traces de mon idole. Sauf qu’il y a l’école aussi. Pour entrer en CE2 la semaine prochaine, il faut que je m’entraîne au moins deux heures par jour à lire et écrire, sinon je risque de redoubler. Papa dit que je m’en sortirai très bien de toute façon, mais maman est très inquiète. D’autant que, depuis quelques semaines, Michel, mon grand frère, s’enferme dans sa chambre à longueur de journée. Il a l’air ailleurs, comme s’il attendait quelque chose ou quelqu’un. Mais le temps presse, si on veut éviter les prolongations…
Ma mamie était à l’hôpital et ma maman très très enceinte. J’allais avoir un petit frère. Mes parents se disputaient encore sur le prénom, mais moi, j’avais décidé de l’appeler Bananiol. Quand ma mamie a guéri et que mes parents sont partis à la maternité, je me suis dit que tout allait bien. Sauf que quand ils sont revenus, lui n’était pas là . Et les choses se sont mises à devenir très étranges.
Hier, Thomas de Champilly-sur-Gardon était le plus heureux des garçons de dix ans. Il allait prendre le train pour la première fois, direction Paris et ses Champs-Élysées et surtout sa Mona Lisa. Aujourd'hui, il commence à douter de la réalité du bonheur. Dans le wagon, il a dû échapper à des pickpockets de sandwichs et au « petit garçon » d'une vieille dame adorable mais pas très observatrice. Puis tante Hélène est arrivée, en retard sur ses hauts talons, avec ses cheveux colorés et ses idées fantasques. Thomas sait qu'à Paris les gens sont un peu différents, bizarres, à l'ouest. Mais là , il se demande comment il va survivre à cette vie de dingues. Ici, on mange des trucs inimaginables, on se lave dans des baignoires lilliputiennes et on croise, le plus naturellement du monde, des escargots géants. Très vite, Thomas de Paris est à bout de souffle. Justement, il rencontre une fille, Dorian, qui aime les jeux de garçon et les garçons.
Mon papi est aviateur. Il a donné un nom à son petit avion : Paloma. Je vole avec lui depuis que j’ai sept ans. Vu d’en haut, tout est beau, même des choses moches, comme l’école ou l’autoroute. Le dimanche, on se retrouve à l’aéroclub. Il m’achète des bonbons, on choisit le plan de vol, on vérifie que tout marche bien et on décolle. Enfin, jusqu’à maintenant. Parce qu’hier, papa m’a annoncé que papi avait un problème au coeur. Il doit se faire opérer, alors plus de vol pendant au moins trois mois. C’est triste, mais j’ai une idée…
Cette histoire se passe en Chine, il y a très, très longtemps. Un soir d'hiver, Maître Yang, un grand sage, rentre chez lui en serrant dans son manteau un petit garçon à demi mort de froid. Ce garçon est orphelin. Maître Yang prend soin de lui et se charge de son éducation. Une nuit, le garçon découvre que Maître Yang connaît la boxe de l'Aigle et qu'il la pratique à la perfection. Dès lors, chaque nuit, il se cache pour observer Maître Yang, et répète tous les mouvements qu'il voit jusqu'à les savoir par coeur. Quand Maître Yang s'en aperçoit, sa première réaction est la colère. Mais l'enfant est si doué qu'il décide de faire de lui son disciple. C'est le début d'un apprentissage terriblement long et difficile, qui permet d'acquérir des capacités exceptionnelles...
Petit Vampire vient à la maison. Je devrais être content, mais à quoi on va pouvoir jouer ? Je suis un enfant gâté, parce que mes parents sont morts et que mon grand-père m’achète tous les jouets que je veux, mais chez mon ami, il y a plein de vrais monstres, c’est autre chose. Pire encore, Pépé nous emmène dans un magasin de « jeux de réflexion ». Mais quand on découvre l’univers des jeux de rôle, tout change : devenir un autre, inventer des histoires, explorer des donjons, combattre des dragons... Je vais créer un club, avec des gens de ma classe. Sauf que moi, dès qu’il y a des filles, j’ai l’impression de jouer ma vie.
Certes il existe des femmes à barbe, mais combien d’enfants au monde portent la moustache ? Ne cherchez pas : un seul. C’est Umbro. À force de l’admirer et de se retourner sur son passage, les habitants de son pays décident de porter cet original à la présidence, pour remplacer l’affreux Chapellon qui fait de l’ombre à tout le monde. Un débat télévisé est organisé. Umbro séduit par son silence éloquent. Et le voilà élu président ! À trois ans ! Et avec un enfant au pouvoir, on peut espérer que tout va être différent…
Qu'aimez-vous le plus au monde ? Que détestez-vous le plus au monde ? Ce sont les derniers sujets de rédaction proposés par Mme Suez, la prof de français, et Pauline a presque envie de lui répondre que cela ne la regarde pas.
Ce qu'elle aime le plus au monde, ce sont peut-être les secrets qu'elle partage avec M. Zyslin, le vieux monsieur de l'appartement du dessous. Mais pourquoi en parlerait-elle ? Même ses parents ne savent rien.
Ce qu'elle déteste le plus au monde, ce sont les mensonges que l'oblige à partager son grand frère Samuel. C'est un sujet beaucoup trop grave pour en parler dans une rédaction. Mais Samuel a tellement changé que Pauline se demande si elle pourra garder le silence encore longtemps.
Il est dix heures et Maman n'a toujours pas bougé de son lit. Elle a téléphoné, et puis elle a dit : « Je suis fatiguée, je n'ai pas beaucoup de courage. » Angèle ne sait pas pourquoi sa maman reste cachée sous sa couette, aussi muette qu'une momie, avec un air de plus en plus triste. Ce qu'elle sait, c'est qu'il n'y a pas d'école ce matin et qu'elle a envie de s'amuser, d'aller dehors même s'il pleut, et surtout envie que sa maman rigole.
« Ce n'est pas si simple » répond Maman. « Il faudrait un petit miracle pour que ça s'arrange ». Angèle se met aussitôt au travail et on ne peut pas dire que les idées lui manquent. Mais il arrive parfois qu'on ait un petit miracle, là , juste sous son nez, et qu'on ne le voit même pas.
Manuel est sous le choc : don Mauricio s’est donné la mort.
Pourtant, Manuel refuse de croire à un suicide. Le vieil homme était trop attaché aux petits plaisirs de la vie. Sans oublier sa grande passion : sa collection de timbres, qu’il aimait montrer à Manuel. Don Mauricio a été assassiné. Manuel n’en doute pas une seconde, car le timbre le plus rare et le plus précieux de don Mauricio, la Dame d’Elche, a mystérieusement disparu…
Qui est le coupable ? Est-ce Etelvina, la dame qui venait faire la cuisine et le ménage chez don Mauricio ? Et puis, qui est cet étrange touriste allemand qui s’est installé dans son appartement ? Tant pis si personne n’est de son avis, Manuel est bien décidé à mener seul l’enquête.
Les enfants, les enfants, nous dit-maman à voix basse. Réveillez-vous. Cela pourrait être le début d'un roman fantastique. L'histoire d'une mère qui réveille ses enfants car des phénomènes inexplicables se déroulent dans leur maison. Des bruits suspects. Des cris. Des traces rougeâtres sur les portes et les murs. Le bois qui grince... Le vent qui hurle...
Le livre s'achèverait sur une île paradisiaque accueillant une mère et ses deux enfants. Sauvés. Heureux. Cela pourrait...Mais ce n'est pas ça. Notre mère nous réveille pour que nous allions dormir avec elle dans son lit. Maman a peur de beaucoup de choses. De la nuit encore plus que du reste...















