Thème « Histoire »
En 2008, la ville de Québec va fêter ses quatre cents ans et la première pierre posée par le Français Samuel de Champlain, de ce qu’il nommait l’« habitation ».
Champlain débarque à Tadoussac en 1603, pour le premier d’une vingtaine de voyages entre la France et… la Nouvelle-France. C’est Jacques Cartier qui, soixante-dix ans plus tôt, a découvert cette terre. À l’époque de Cartier, les tribus indiennes semblaient vivre en paix.
Depuis, le commerce des fourrures s’est développé, les Indiens ont compris le parti qu’ils pouvaient en tirer : ils instaurent des droits de passage sur leurs territoires et se livrent entre eux à des guerres sanglantes. Si Champlain veut établir une colonie à Québec et explorer le pays des Grands Lacs, il doit soutenir les Algonquins, les Montagnais et les Hurons contre les Iroquois. Ce sont ces guerres indiennes, mais aussi le peuplement des colonies, les complots, les tentatives d’assassinat, les mœurs des tribus autochtones, les tortures raffinées qu’elles infligent à leurs ennemis, la faune et la flore des régions explorées, la rigueur des hivers interminables, que cet aventurier relate avec passion dans le récit de ce qu’il appelle ses « découvertures ».
Piliers et palmiers mêlés, elle surgit du désert de Syrie, imprévisible et frémissante, bleue et verte dans l’écrin d’un océan de sable. Palmyre ! Les légendes pullulent sur son compte. Elle aurait été fondée par le roi Salomon. La Bible l’appelle « celle qui garde », et les caravaniers la surnomment « la fiancée du désert ». N’a-t-elle pas symbolisé le carrefour des civilisations, sur la route des épices, entre Orient et Occident ? Hélas, sa période glorieuse est révolue. Simple colonie, elle végète désormais sous le joug de l’Empire romain.
Parmi ses habitants, Palmyre compte une jeune fille qui lui ressemble. Impatiente, belle, sensuelle, éprise de liberté, fière, révoltée. Bridée. Elle aussi a des origines légendaires. La reine Cléopâtre serait son ancêtre. Elle aussi a plusieurs noms, arabe, grec, juif, Bat-Zabbai, Al-Zaba, Zénobie, « femme à la longue chevelure », « vie de Zeus ». Elle aussi rêve de gloire. Elle aussi se trouve à un carrefour.
Demain, le jour de ses 13 ans, elle aura le droit de monter une chamelle de course. Et si cette cavalcade était le premier pas vers une immense libération, pour elle, pour les femmes, pour sa ville, pour son peuple ?
C’est par un matin d’hiver, il y a deux ans, après des heures de route à travers le désert de Syrie, que Marie Goudot a découvert les ruines de Palmyre et sa palmeraie surgie des sables. La magie des lieux et la légende de la jeune reine qui voulait secouer le joug de l’Occident pour bâtir son propre empire l’ont convaincue de faire une entorse, somme toute très cohérente, à sa passion pour la Grèce antique et ses splendides héroïnes, Hélène, Médée…

