Thème « Histoire : 15e siècle »
Ses recherches dérangent et déroutent. Dans l’Allemagne des années 1450, Gutenberg est accusé de sorcellerie par les ignorants, jalousé par les copistes, espionné par les rivaux, surveillé par l’Église. Son invention révolutionnaire, l’imprimerie, et tous les essais qui tendent à perfectionner sa technique, il doit les cacher scrupuleusement au fond d’un atelier discret. Il se confie pourtant aux deux enfants de sa voisine, Hans et Lotte, et leur montre ses outils. À leurs risques et périls. Car l’inquisiteur est aux aguets, et il est prêt à torturer pour percer le secret de Gutenberg et l’empêcher d’imprimer sa première Bible…
Quelle époque ! En l’espace de quelques dizaines d’années, Gutenberg invente l’imprimerie, Christophe Colomb découvre les Indes, Léonard de Vinci peint La Joconde, Jacques Cartier débarque dans ce qui ne s’appelle pas encore le Canada, François Ier ordonne que tous les actes officiels soient désormais écrits en français, et Copernic affirme que la Terre n’est pas au centre de l’univers… Qu’il s’agisse d’art, de science, de littérature ou de voyages, peu de périodes historiques ont été aussi riches et foisonnantes que la Renaissance. Quant à l’histoire de France, racontée à ses petits-enfants jumeaux par un grand-père barbu, drôle et érudit, jamais elle n’aura été aussi passionnante.
Mêlant humour et exactitude historique, anecdotes savoureuses et moments clés de notre histoire, ce quatrième tome de L’Histoire de France en BD entraîne ses lecteurs jusqu’à la veille de la Révolution, alors que le catastrophique hiver 1788-1789 et les inégalités croissantes exacerbent le mécontentement du peuple.
En 1434, les livres sont manuscrits et ne circulent pas. Les gens vivent dans la crainte de Dieu. 80 % d’entre eux sont analphabètes. En 1434, Johann Gutenberg a la trentaine. Il vit à Mayence et cela fait maintenant dix ans qu’il fabrique et poinçonne des pièces de monnaie. Il gagne peu d’argent, s’ennuie beaucoup et se lance dans la fabrique de reliques sacrées, un petit bout de métal frappé comme une pièce de monnaie qu’il vend une fortune aux milliers de pèlerins qui croient alors dur comme fer en ses vertus salvatrices. « Et si seulement il existait un moyen de produire des textes rapidement, en grande quantité, plutôt que des amulettes ? » Pour cela, il doit fabriquer des lettres à la place des amulettes, des milliers de lettres en plomb. Puis inventer une façon de les assembler pour former des lignes, des pages, et enfin des livres. Gutenberg était en train de concevoir l’imprimerie à caractères mobiles. Il lui faudra encore plusieurs années pour mettre en oeuvre son idée. Mais, pas à pas, obstinément, toujours à court d’argent, pressé par les créanciers, il parviendra à ouvrir la porte aux délices du savoir.
Christophe Colomb se considérait d'abord comme un missionnaire, un croisé. Son ambition: répandre la parole divine et amasser suffisamment d'or pour financer la reconquête de la Terre sainte. Dès le début des années 1480, il a l'idée d'atteindre les " Indes " par l'ouest, en traversant l'Atlantique. Cette erreur, on le sait, le mettra en présence des "Indiens" d'Amérique, et non du Grand Khan, empereur de Chine... Pour la comprendre, il faut se rappeler que, en cette fin de Moyen Âge, le monde est conçu comme un bloc de trois continents - l'Europe, l'Afrique et l'Asie - cernant la Méditerranée et entouré par une seule et unique mer. Colomb estime que, après une traversée de quelques jours, il abordera ces contrées décrites par Marco Polo, où abondent l'or et les épices... Le 3 août 1492, ayant obtenu le mandat des souverains d'Espagne, il part avec deux caravelles, la Pinta et la Nina, et une nef, la Santa Maria: ce sera le premier de quatre longs voyages...



