Thème « fantastique, surnaturel »
Galymède est une fée blanche vivant parmi les hommes. Son occupation principale est de jouer les marraines et de transformer les jeunes filles en princesses. Mais hélas ! De nos jours, plus personne ne fait appel aux fées, car on ne croit plus à la magie.
Au chômage, la petite fée broie du noir au sommet de son sinistre immeuble. Et cela est dangereux pour sa santé, elle risque de perdre sa nature magique et de changer radicalement de physionomie.
Elle n’a plus qu’une solution : prendre son destin en main. Mais celui-ci est plus capricieux qu’elle ne le pensait et bien plus mystérieux, il pourrait même être lié à l’ombre de Thym, un elfe étrange…
Depuis la mort de son grand-père, Vincent a des insomnies. Il est terrifié par un cauchemar qui vient le hanter chaque nuit, à deux heures du matin. Un cauchemar étrangement réel. Il a beau inventer des rituels pour se protéger. Il a beau essayer de se faire tout petit, transparent, il a beau fermer soigneusement les volets et les rideaux de sa chambre, il y a toujours ce coup de griffe contre la vitre, à deux heures du matin. Vincent n'ose pas en parler. Il craint que le cauchemar n'en profite pour franchir définitivement la barrière de la réalité. Mais il ne pourra pas l'en empêcher. Car l'étrange créature qui cogne à sa vitre est décidée à entrer. Elle ne peut pas faire autrement : elle est venue lui demander son aide. Elle s'appelle Fang, c'est une gargouille. Cette nuit-là , au cours d'un voyage extraordinaire, Vincent découvre la Citadelle, gardée par un clan de vénérables messieurs, dont fait partie son grand-père. Il y a là Edgar Allan Poe, Howard Phillips Lovecraft, François Villon, Sir Arthur Conan Doyle... Son grand-père lui révèle qu'il possède le Don, celui de raconter des histoires et de les faire vivre. Lui-même l'avait mais il l'a trahi. Il n'a pas eu le courage d'écrire ce que lui dictait son imagination, ni de chercher un éditeur, cela lui paraissait une perte de temps. Ce don, c'est à Vincent maintenant de s'y soumettre et de le servir, car seules de nouvelles histoires écrites avec patience, fougue et sincérité peuvent sauver la Citadelle qui, peu à peu, sombre dans le Marais de l'Ennui. De nouvelles histoires et de nouveaux lecteurs, qui ne se satisferont pas de plagiats fades et de séries télévisées anémiques. Seuls les vrais lecteurs peuvent sauver la littérature fantastique, réveiller le halètement du chien des Baskerville et les froissements de soie de la cape de Dracula. Vincent décide d'accepter la mission que lui confie son grand-père. Il ne sait pas qu'elle sera difficile, et même dangereuse.
Camille fugue. Elle ne sait pas encore où elle va, mais elle est bien décidée à mettre le plus de distance possible entre elle et ses parents. Quand elle voit le petit écriteau déposé par deux marins : « Recrute garçon à tout faire contre gîte et couvert », Camille voit l’occasion idéale de prouver qu’à quinze ans elle peut se débrouiller seule. Mais ce que la jeune fille est loin d’imaginer, c’est qu’en signant le drôle de contrat que le propriétaire de la péniche lui tend elle deviendra son esclave et devra travailler pour lui… à vie. Commence alors un voyage au cours duquel Camille découvrira Éther, une terre de magie qui pourrait bien dissimuler le mystère de ses véritables origines…
Dorian Gray a bien de la chance ! Il est jeune, il est riche, il est intelligent, il appartient à la meilleure société londonienne de son temps, et surtout il est beau : d’une beauté unique, angélique, sublime, fascinante, d’une beauté qui exerce des ravages sur tous ceux qui l’approchent, hommes ou femmes. Normalement, cette extraordinaire capacité physique de séduction devrait s’affaiblir avec l’âge. C’est-à -dire, avec l’apparition des rides, avec la calvitie, les rhumatismes, l’écroulement des traits, l’empâtement du menton, etc. Mais ces désagréments vont être épargnés à Dorian grâce au portrait qu’a fait de lui un ami peintre. En effet, le tableau possède l’étrange vertu de prendre à sa charge le vieillissement de son modèle.
Par cette fable qui évolue vers les affres du cauchemar, Oscar Wilde, esprit brillantissime et auteur scandaleux de l’époque victorienne, nous assène un pronostic inquiétant : à savoir que chacun de nous, sous l’effet de ce qu’il est, finira par prendre la tête qu’il mérite…
Mademoiselle Nuit, avec une majuscule, c'est le nom d'une mystérieuse personne très chevelue, très taciturne et très belle qui rôde la nuit sous le balcon du château d'Oscar Babaloukian, le riche marchand de peaux de bêtes. Hélas pour lui, ce nom s'écrit parfois avec une minuscule à nuit... Nyctalope, avec un I grec, ce n'est pas un concentré d'insultes et de grossièretés contemporaines, pas du tout. Un nyctalope est tout simplement quelqu'un qui a la faculté peu commune de voir la nuit, comme les hiboux. D'ailleurs le Nyctalope amoureux de l'histoire est plutôt ravi de posséder ce don puisqu'il lui fait rencontrer l'âme soeur à une heure indue. Quant au Sphinx, qui peut être aussi bien une créature diurne que nocturne, c'est ici un papillon géant à dessin de tête de mort que le héros de la troisième nouvelle croise au cours d'un cauchemar... Trois récits classiques pleins d'élégance, trois histoires de peur, de rêve et d'amour, trois histoires de nuit.
Et si l’Expérience ultime n’était pas seulement un jeu vidéo mais un moyen de remonter le temps ?
Éric est retourné dans ce qu’il croyait encore être un jeu pour libérer Andreas. Au moment où il l’a retrouvé dans le Paris de 1942, son ancien camarade de classe lui a échappé et s’est enfui avec la disquette. Perdu pour de bon. Lâché, tel un monstre, dans la France de l’Occupation. Prêt à tout pour renverser le cours de l’Histoire et faire gagner le camp des bourreaux !
Qui peut encore l’arrêter ? Éric et Thierry sont désormais hors jeu. Gilles, le frère d’Éric, reporter de guerre, se porte volontaire pour retourner dans une France vert-de-gris, où des policiers français traquent des enfants, où des miliciens prêtent main-forte aux nazis. Il n’aura aucun droit à l’erreur, ni dans le jeu ni dans la vie réelle. Car il n’y a pas de point de sauvegarde. Il n’y en a jamais eu…
On dit qu’il est un peu simplet, aussi démuni qu’un enfantelet et incapable de méchanceté. Pourtant, la tête de Ramulf vient d’être mise à prix. Le jeune homme a laissé échapper le singe qu’il venait d’acheter au marché et la créature en a profité pour se moquer publiquement de Jehanne la Pieuse, poétesse et fille de duc. L’humiliation est si grande qu’elle a fait sombrer la noble dame dans une dépression mortelle. Enragé par la haine, le chevalier de Montluc, secrètement épris de Jehanne, a juré d’avoir la tête de Ramulf et celle de son animal. Il a lancé à leur poursuite sa bande de Cholériques, des guerriers sans pitié ayant survécu au choléra-morbus. Il faut fuir, quitter le royaume de Lotharingie au plus vite. Pour tous, Ramulf n’a pas la moindre chance d’échapper à ses poursuivants. Et pourtant, la chasse à l’homme ne fait que commencer…
Il y a bien longtemps, à Dentown, les eaux du lac scintillaient en été. On venait s’y baigner ou s’aimer au bord de son eau transparente comme une vérité.
Maintenant, on y croise seulement les ombres menaçantes de son fond. Il y a eu la Noyée, cette pauvre fille avec ses grosses lunettes, puis ce petit garçon aux bottes jaunes, disparu comme par enchantement. Plus personne ne vient au lac maudit, sauf ceux qui ont des voeux à lui faire exaucer.
Norah, elle, voulait une nouvelle vie rêvée, juste un peu trouble comme l’eau du lac : devenir quelqu’un d’autre. Une Claudia, reine de beauté du lycée au regard bleu saphir. Un simple petit arrangement, pas vraiment un mensonge.
Puis soudain une épaisse couche de poudreuse noire a recouvert les arbres. Le vieux Preston avec son sourire de squelette est sorti de son tombeau. Et, surtout, Richard Tyler est mort en se vidant de son sang. Les trois sorcières de la forêt, elles, le savent bien. Le lac tient toujours ses promesses. Il donne, il prend sous son eau qui s’éveille. À Dentown, ce qui vivait hier va devoir mourir.







