Thème « famille »
Sa femme l'a quitté à cause de ses colères spectaculaires. Les gens le traitent de mécréant, de comédien, d'alcoolique, de dépressif, d'illuminé. Lucile, elle, pense que son grand-père est peut-être un génie. On lui a dit qu'elle avait le même caractère que lui. Elle se demande s'il se sent aussi seul qu'elle. Un soir, après le lycée, elle prend son courage à deux mains et pousse la porte du café où il retrouve tous les jours ses amis, des gueules cassées de la Guerre de 14. Il est là, le corps intact, l'esprit inguérissable. Ici, entre les vapeurs d'alcool et la fumée des cigarettes, règne une liberté de parole comme Lucile n'en a jamais connu. Nous sommes le 19 novembre 1964. Les foyers français se modernisent. Une jeune fille s'apprête à partir, à travers les villages disparus de l'Argonne, à la rencontre du passé de son grand-père.
Que faire quand on apprend, à treize ans, que son père est très malade, qu'il va bientôt mourir, et que c'est le sida ? Que penser quand on entend sa mère, un matin très tôt, lancer à son mari : « Est-ce que tu te rends compte de ce que tu m'as fait ? De ce que tu as fait à notre fils ? » Que dire quand on se rend compte que personne ne dit la vérité ? Que répondre quand le père constate : « La raison pour laquelle tu sais que tout le monde ment, c'est que tu mens toi-même » ? Comment interroger sans agresser ? Comment comprendre le mystère de l'amour quand on ne dispose que du tableau noir de l'éducation sexuelle ? Comment aider à mourir quand on n'a pas encore appris à vivre ?
Liam ne sait pas de combien de temps il dispose pour répondre à toutes ces questions. Il sait juste que le temps presse.
Martin et ses amis se doutaient bien que cela arriverait un jour, que l’un d’entre eux finirait par se faire tabasser, simplement à cause de sa façon de s’habiller ou de ses bizarreries. Ça aurait pu tomber sur Bakary, tellement bon en maths qu’il énerve tout le monde ; sur Fred, le musicien, qui se teint les cheveux en vert ; ou même sur Martin, particulièrement doué pour l’ironie. Finalement, c’est arrivé au plus gentil d’entre eux, à Erwan, le bricoleur de la bande, dont le seul tort est de porter une cravate et des chaussures cirées.
Et c’est comme si cette agression avait blessé les trois autres. Au collège, ils deviennent encore plus distants.La moindre injustice met leurs nerfs à vif. La colère circule en eux, leur donnant une énergie folle ! Ils veulent agir, mais à leur manière… forcément particulière.
Le grand-père de Yongouk est sur le point de mourir pour la cinquième fois. Mais ce soir on dirait que c’est pour de bon. Il a demandé à son petit-fils d’appeler son père, ses oncles, ses tantes pour qu’ils accourent à son chevet. En vain ! Les enfants de Papi ont tous refusé de venir, persuadés qu’il s’agissait encore d’une fausse alerte. Il faut dire que, dans la famille, Papi compte souvent pour du beurre. Yongouk est le seul à prendre soin de lui, à l’aimer. De son côté, Papi a confié à son petit-fils un grand secret. Il s’agit d’une boîte entourée de ruban adhésif qu’il ne faudra ouvrir qu’après sa mort. Son contenu servira à organiser la cérémonie d’enterrement, ce que Papi appelle le « dernier événement ». Il semble imminent…
Adèle fait une chute en patins à roulettes et, à son réveil, elle n’est plus la même. Elle est désormais capable d’entendre ce que pensent les autres.
Adèle se confie à sa meilleure amie, Prudence, qui l’encourage à utiliser ce nouveau pouvoir. À quoi bon avoir un don si on ne s’en sert pas ?
L’occasion se présente quand Adèle voit sa tante dans un reportage du journal télévisé. Sylvie vit dans le Jura, à Toissans, où des incendies font rage. Est-ce l’oeuvre d’un pyromane ? Un phénomène naturel ? Les experts sont perplexes. Intriguées, Adèle et Prudence décident de partir en vacances chez Sylvie pour mener l’enquête. Adèle y voit aussi l’occasion de renouer avec son histoire familiale. Quand elle était toute petite, son père est mort à Toissans dans des conditions mystérieuses.
Les deux amies ne croient pas à l’hypothèse des incendies spontanés. Elles veulent démasquer le pyromane. Mais la tâche s’annonce difficile, car à Toissans, tout le monde a ses secrets.
Tout est parti d'une case de formulaire que Marin n'arrivait pas à remplir… Comment pourrait-il savoir quels sont ses antécédents médicaux alors qu'il ne connaît pas ses parents ? Enfin… ses parents biologiques. Marin est un enfant de la PMA. Il est né en 2016 grâce à un double don de sperme et d'ovocytes. Maintenant qu'il a dix-huit ans, il est en âge de consulter son dossier de naissance et d'apprendre l'identité des donneurs. Mais en a-t-il vraiment envie ? Et surtout est-ce le bon moment d'enquêter sur son passé alors que le présent lui tend les bras ? Paris où il vient de s'installer, ses études de cinéma, les rencontres inattendues dans les cafés… Mais le hasard est moqueur et les coïncidences parfois obstinées. Marin va devoir l'ouvrir, ce dossier.
« Ils vont regretter de m'avoir emmenée. Foi de Margaux. » Depuis des mois, Margaux rêvait de ce périple en Asie avec son père. Mais, pour cause de dépression paternelle, elle se retrouve à voyager seule avec cette famille de location au rabais à qui elle a été confiée : Ralf le père, Aline la mère possessive, et Jesse leur fille de 13 ans, rebaptisée illico « Supernigaude ». Si mal accompagnée, Margaux est bien décidée à n'apprécier sous aucun prétexte les charmes de l'Orient. Elle a beau freiner des quatre fers, les parfums de l'Asie lui chatouillent les narines, et les rues vivantes et colorées lui font de l'oeil. Le Vietnam l'appelle. De virées en échappées solitaires, Margaux succombe à ce pays si étrangement familier. Elle va y découvrir sa propre histoire.
Arthur Constable a été l'un des premiers défenseurs de l'environnement. Il a donné des conférences dans lesquelles il démontrait la nécessité de conserver la nature telle qu'elle est. Il a écrit un livre qui fait autorité sur les animaux en voie de disparition. Il a été jusqu'à créer dans sa vaste propriété de Roxmere Park, en Angleterre, un domaine dédié à la faune africaine. Aujourd'hui, c'est un vieil homme de soixante-dix ans dont le seul fils est artiste peintre. Il cherche désespérément un successeur à sa cause. Son petit-neveu, Henry Constable, est considéré comme un raté par toute sa famille. Sa mère a jeté un jour à son père qu'Henry était comme une écharde sous son ongle, et il l'a entendue. Henry n'est bon à rien, c'est la litanie qu'on lui sert tous les jours, avec la citronnade-maison, le pain sorti du four et les livres de la bibliothèque. Henry est fatigué. Aussi, quand arrive la lettre de l'oncle Arthur qui lui propose de venir passer ses vacances à Roxmere Park, on ne peut pas dire qu'il saute sur l'occasion. Tout juste qu'il se laisse faire. Par dépit. Une fois là-bas, il comprend qu'il tient peut-être la chance de sa vie...
5 octobre
Si quelqu’un n’avait pas remarqué le cadenas qu’il vient d’ouvrir en traître, je rappelle que ceci est mon journal intimement intime. Et que je maudis par avance toute personne qui y jettera les yeux. Qu’elle soit maudite jusqu’à la fin de sa vie, qu’elle ait des allergies, des pellicules et des appareils dentaires à élastiques.
7 octobre
Bon sang, j’ai une quantité industrielle de trucs à raconter. Mes journées sont bourrées d’événements. Quelquefois, j’ai l’impression qu’elles vont exploser. En plus, je ne sais jamais si je suis hyper excitée ou hyper malheureuse. Ma vie est un Himalaya d’hyper hésitations.
Pendant trois ans, parmi les plus importants de sa vie, Aurore raconte à son journal ses expériences traumatisantes d’adolescente. Le premier rendez-vous amoureux, la tentative de fugue, les cours particuliers de maths, les vacances au camping, la naissance de son groupe de rock…
Dans un pays, la guerre fait rage. Des enfants sont enrôlés sous la houlette d'un tyran-clown : Tonton-les-Gosses. Il vient de trouver un petit garçon abandonné, le Mioche. Dans son régiment d'enfants-soldats, il l'entraîne comme les autres à devenir un monstre. Dans un monde devenu fou, les mots et les balles s'entrechoquent. Le Mioche trouve un refuge dans le silence, dans l'écoute de ses compagnons d'infortune, il traverse toutes les épreuves qui l'arracheront à son enfance.
Méfiez-vous. Ce livre va vous donner envie de croquer des oignons crus. De creuser des trous de 1 mètre 50 de diamètre et de profondeur. D'escalader une montagne. De respirer vos vieilles baskets. De mettre du rouge à lèvres avant de partir à la poursuite de vos ennemis. De tout savoir sur l'existence oubliée de votre arrière-arrière-arrière-grand-mère. Et ce, même si vous haïssez les liliacées, même si vous détestez l'alpinisme et les travaux forcés, même si vous avez les cosmétiques en horreur autant que les odeurs de pieds, et même si la généalogie et les histoires de famille vous indifférent profondément. Maintenant, pour échapper à tout cela, c'est simple. Il vous suffit de ne pas imiter les centaines de milliers d'adolescents américains qui ont déjà plébiscité ce livre, et de ne jamais l'ouvrir. Western, amour fou, chasse au trésor, polar, aventures, roman d'apprentissage, pour la jeunesse, pour la vieillesse, bref : un livre total.
Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.
Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?
De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?
Petite, Anne Fine aimait les contes sinistres et bizarres. À neuf ans, elle était convaincue que sa maison était hantée. Si aujourd’hui elle ne croit plus aux fantômes, elle aime toujours les histoires qui font peur. Avec Le Passage du Diable elle veut effrayer (un peu) les enfants. Mais aussi raconter l’histoire d’un garçon dont le courage et la gentillesse vont lui permettre de surmonter des épreuves difficiles et d’en sortir grandi.
Paris, fin 1819. Dans une sordide pension près du Panthéon, la maison Vauquer, cohabitent les acteurs ou témoins de l'une des histoires les plus cruelles de la littérature : Vautrin, Rastignac et Goriot. L'inquiétant Vautrin, ancien bagnard qui se fait passer pour rentier, tente en vain d'entraîner dans un marché criminel Eugène de Rastignac, jeune étudiant ambitieux et sensible venu faire son droit à Paris. Quant au père Goriot, doyen de la pension, c'est un vieillard pathétique qui dissimule un secret, un secret qui fait de lui un homme de plus en plus pauvre, que sa misère croissante oblige à grimper d'étage en étage dans la pension pour y occuper des logements toujours plus misérables, jusqu'aux galetas des mansardes. Goriot se ruinerait-il en entretenant des femmes ? Oui. Mais ces femmes sont ses filles, Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen, deux ingrates entrées dans la haute société parisienne et qui ont honte de leur père, enrichi dans la fabrication de pâtes alimentaires. Pour qu'elles lui vouent un peu de reconnaissance, ce papa poule va pousser l'abnégation jusqu'au sacrifice. Assis sur un banc des Champs-Élysées, il les voit passer en calèche, dans leur bel équipage, et dit : « J'aimerais être le petit chien sur leurs genoux ! » Il a mérité l'appellation de « Christ de la paternité » celui qui avoue : « J'ai bien expié le péché de les trop aimer. »
Un poste à l’Éducation nationale n’a jamais été une sinécure : nous nous en doutions, et c’est ce que nous confirme l’histoire du jeune Daniel Eyssette, contraint par la ruine de son père, aux alentours de 1860, à lâcher ses études pour s’en aller bravement loin des siens gagner son pain comme surveillant dans un collège des Cévennes. Là, sa candeur et son aspect enfantin (il fait bien moins que son âge) le désigneront d’emblée comme cible de choix au mépris de ses collègues et à la méchanceté des élèves. Le roman d’Alphonse Daudet n’est pas seulement celui (semi-autobiographique) du pion chahuté et des affres du déclassé. Il est aussi le récit de l’exil et du déracinement, des vocations avortées et de l’amour déçu, des blessures de l’âme et de la nostalgie sans remède.
Mais, loin d’être un morne tissu de lamentations, il brille par l’acuité de la vision, le sens de la caricature, la vigueur de trait, le bonheur de la formule et une vitesse d’exécution qui nous font à tout moment rempocher nos mouchoirs.
La vie a commencé de façon plutôt tragique pour Mélaine : à un an, elle a perdu ses parents. À quatre ans, son grand-père. Et aujourd'hui qu'elle a onze ans, c'est sa grand-mère, Clarisse d'Avillon-Faucher, qui vient de mourir. Elle a toujours été seule et négligée, elle s'est toujours trouvée laide et inutile. Mais, en quelques jours, tout bascule. D'abord Mélaine hérite de la maison et de la fortune de sa grand-mère. Ensuite, elle est recueillie par deux vieilles cousines excentriques, Heidi et Gretchen, qui ont fait quatre fois le tour du monde comme photographes, et qui décident de la retirer de son collège chic et coincé pour lui apprendre elles-mêmes à nager, à manger des hamburgers, à dessiner les chats et à calculer l'éloignement des étoiles. Enfin, dans l'un des albums photos de sa grand-mère, Mélaine découvre le portrait d'une petite fille inconnue qui porte au cou un médaillon en forme de coeur. Or Mélaine a hérité de sa grand-mère un pendentif... en forme de coeur, cabossé et brisé. Qui est la petite fille ? Qu'est-il arrivé au médaillon pour qu'il soit si abîmé ? Pour l'apprendre, Mélaine va devoir déterrer les sombres histoires de sa famille et affronter voleurs, assassins, et autres fantômes du passé.
« Quand on rencontrait Zacharie, on remarquait tout de suite ses yeux vairons. Il avait un œil bleu et l’autre vert ; bleu comme la mer des Caraïbes, et vert comme l’herbe des dunes. » Ses yeux reflétaient juste les couleurs de l’eau car il ne voulait rien tant que devenir marin. Pas pour la chasse ni pour la gloire d’être capitaine, mais pour les confins de l’océan où le temps semble ralentir, pour le vent qui raconte les milliers de naufrages, pour les baleines qui dialoguent avec les étoiles…
Cependant personne ne pensait qu’il pouvait partir à l’assaut des mers, sauf Angus, son grand-père, qui avait vu des morceaux de mer si propres qu’ils avaient l’air de miroirs, des plages si blondes qu’on aurait dit les épaves d’un paradis et qui rêvait d’entendre encore une fois le chant des baleines.
Ainsi, quand Angus propose à Zacharie un voyage à bord de son voilier fétiche, l’aventure peut commencer. Pour les emmener loin, beaucoup plus loin qu’ils ne l’avaient imaginé. Même en rêve.















