Thème « étapes de la vie »
Yvette et Jules, les petits poulets, se sont échappés du pré pour aller faire les fous dans la forêt et ses cabanes aux mille trésors. Là-bas, dans les arbres, tout est vraiment fantastique, on peut même compter les étoiles avant de s'endormir. Alors, quand un renard passe une tête à la fenêtre de leur petit paradis, ils ne savent plus quoi penser. Les yeux du renard brillent-ils de gourmandise ou de bonheur de les rencontrer ? Doit-on se méfier de tous les renards, même des renards à la retraite ? La vie leur réserve encore de grandes surprises...
Bienvenue sous le grand chapiteau de Monsieur et Madame Bolkodaz ! Découvrez sa ménagerie et son troupeau de bêtes sauvages. Tremblez de peur face à la terreur de la jungle, la terrible panthère Tralala ! Rêvez d’enfourcher le cheval qui parle, admirez les oiseaux perchés sur des baleines… de parapluie.
Dans ce cirque-là, vous verrez des acrobates faire des pirouettes autour d’une girouette et un dompteur lilliputien se laisser guider par un drôle de Petit Poucet.
C'était l'été, Laurent s'ennuyait. Il demanda la permission d'aller jouer dehors. « Après tout, tu es grand, maintenant, dit sa maman. Joue dehors, mais ne dépasse pas la barrière.» Laurent alla jusqu'à la barrière... et un tout petit peu plus loin. Et le lendemain, il dépassa le châtaignier. Quand on commence à grandir, c'est pour de bon.
Un jour, le roi dit à son fils : « Tu es grand, maintenant. Il est temps que tu aies ton propre château. » Et il lui montre la tour qu'il a fait construire pour lui.
« Hm, hm. Mais je ne veux pas rester ici, dit le prince. Un dragon pourrait facilement y entrer... »
Léonie est une petite fourmi comme les autres. Pourtant, ses soeurs se moquent souvent d’elle. Elles l’appellent « fourmi limace », parce qu’elle est plus lente. Il lui arrive de s’arrêter de travailler pour contempler la nature, pour rêver. Un jour, elle voit une publicité pour un voyage à dos d’escargot. Mais elle n’est jamais partie de la maison et sa famille ne sera sûrement pas d’accord. À moins que…
Le maître d'école a cassé sa tirelire pour aider ses élèves à acheter un cheval. C'est lui qui a eu cette idée. C'est un maître d'école très gentil et spécialement têtu, et heureusement qu'il y a un maître d'école gentil et têtu dans cette histoire. Le cheval s'appelle Bir-Hakeim. Il est sorti de son box et il a souri aux enfants. Les enfants étaient ravis. Ils ne pouvaient pas savoir qu'un cheval qui sourit est un cheval gravement malade. Le maître a appelé le vétérinaire, et heureusement qu'il y a un vétérinaire dans cette histoire.
Louise et ses camarades fées ont contrôle de transformation. Elles vont devoir transformer leur nounours en poisson rouge ou leurs biscottes en gâteau d'anniversaire. Normalement, tout le monde peut y arriver. Mais aujourd'hui est une journée particulière. Louise a un affreux secret sur sa meilleure amie. La maîtresse est complètement débordée par les coups du destin et de la magie. Et des crapauds frappent à la porte de la classe, les yeux brillants d'espoir.
Au village des animaux, le croque-en-murs a mauvaise réputation. Qui est ce blaireau mystérieux, que l'on dit porteur de malheurs ? Edgar, un petit lapereau curieux, va tenter de percer le mystère qui l'entoure... Un album émouvant pour célébrer la mémoire et les liens magiques qui demeurent à travers nos souvenirs.
Le jour de ses sept ans, Papa Loup et Maman Loup annoncent à Lucas qu’il doit choisir son futur métier. Facile : plus tard, Lucas veut être loup. Comme son papa et comme sa maman. Sauf que c’est impossible, la forêt est devenue trop petite et il n’y a plus assez à manger. Lucas ne pourra pas être loup comme ses parents. Alors Papa Loup et Maman Loup lui offrent un baluchon. Le moment est venu de quitter ses parents. Lucas se met en route. Dans son baluchon, il emporte le vent qui ne parle qu’allemand. Cinq auteurs se sont relayés pour raconter le voyage de Lucas.
Un livre à cinq pattes L’idée de départ du Dur métier de loup est née dans l’imagination d’Olivier de Solminihac. Il a commencé à écrire mais le texte ne tenait pas sur la longueur. Comme il n’arrivait ni à le retravailler ni à le laisser de côté, il a décidé de faire appel à d’autres auteurs pour continuer le récit. Il a donc envoyé le début du Dur métier de loup à Marie Desplechin, en lui demandant de rédiger le chapitre suivant. Ensuite, Christian Oster, Kéthévane Davrichewy, et enfin Alex Cousseau ont écrit successivement un chapitre de l’histoire.
À l’origine du projet, Olivier de Solminihac J’avais gardé du texte initial uniquement le premier chapitre, et j’ai demandé aux autres auteurs d’écrire la suite du livre. J’ai choisi les quatre auteurs en fonction de trois ou quatre choses. D’abord, l’envie de proposer à des gens dont j’appréciais les livres de faire quelque chose ensemble. Plus précisément, j’ai recruté des auteurs qui avaient déjà une habitude de s’adresser à des lecteurs de sept, huit, neuf ans, pour que cela « sonne » d’une certaine manière. Et puis, l’histoire a commandé aussi. C’est elle qui « appelait » que la suite soit écrite par tel auteur. Je savais simplement qu’il y aurait cinq ou six chapitres, après, cela devenait trop compliqué à mettre en place. La seule consigne était : « Amusez-vous. » Par le principe même du livre, il fallait que chaque chapitre soit écrit avant que le suivant puisse l’être. C’est aussi en fonction de la direction, de l’inflexion, de la couleur prises par l’histoire que je proposais le chapitre suivant à tel ou tel auteur. Par conséquent, cela a pris un peu de temps… Le dur métier de loup est le livre que j’ai mis le plus de temps à… ne pas écrire !
Le point de vue de Marie Desplechin J’ai dit oui sans hésitation à Olivier quand j’ai reçu sa proposition, et le premier chapitre. On le reconnaissait bien, c’était son univers et sa langue, le loup Lucas, le vent qui ne parle qu’allemand, et autres motifs délicieux. Entrer dans ce monde, c’était comme de se transformer soi-même en personnage, glisser dans le tunnel jusqu’au pays d’Olivier. Quelque chose à mi-chemin entre la position de lecteur et d’auteur. Bon, bref, je dis oui oui oui. Et là-dessus, je n’écris rien pendant des mois. Il y a quelque chose de paralysant à continuer le texte d’un autre, au risque de le gâcher ou de le trahir. Il a fallu qu’Olivier m’envoie un mail (genre : alors, quoi ?) pour que je me mette à écrire. J’étais en retard, ce qui a la vertu d’être un bon bêtabloquant. J’ai écrit mon chapitre en une fois. Ensuite, j’avais cette sensation agréable que l’histoire se continuait sans moi et qu’elle était en de bonnes mains. Je crois que ça s’appelle l’esprit d’équipe. Lire le texte terminé m’a fait un effet tout à fait particulier : deux fois contente, là encore, à la place de lectrice et d’auteure.
Le point de vue de Christian Oster C’est la première fois que je participe à un projet d’écriture collectif et ça ne m’a pas du tout déplu. C’est un travail agréable et confortable, car je n’avais qu’à reprendre le fil des deux chapitres précédents. De plus, beaucoup d’éléments de l’histoire étaient proches de mon univers, comme la forêt, qui est mon personnage préféré. J’ai choisi d’introduire deux nouveaux personnages : une fée, parce que ça m’amusait, et Léon le sanglier, qui sera le compagnon de route de Lucas. J’ai cherché à prolonger les bases de l’histoire initiatique posées au départ par Olivier de Solminihac.
Le point de vue de Kéthévane Davrichewy
J’aime bien l’idée de mélanger les univers, j’ai déjà écrit un livre à quatre mains avec Christophe Honoré, j’ai un projet de Médium avec Nathalie Kuperman. Ce sont des expériences qui me plaisent. Ce qui était particulier ici, c’est que le projet était déjà bien avancé puisque j’écrivais le quatrième chapitre.
Il ne suffisait pas que l’idée d’un Mouche collectif me plaise, il fallait que l’histoire m’inspire et surtout j’avais des doutes sur cette façon de travailler, que pouvait-elle donner à l’arrivée ? Est-ce que ce serait lisible pour les enfants ? En fait, j’ai été très agréablement surprise par ce qu’Olivier m’a envoyé. On entendait bien la voix de chacun tout en entrant dans une seule et même histoire.
Le point de vue d’Alex Cousseau
Olivier m’avait parlé d’un autre titre, Le loup à cinq pattes, et comme c’était à moi d’écrire le cinquième chapitre, j’en ai conclu que j’étais la cinquième patte du loup. Cette idée m’a bien plu. J’ai lu et relu plusieurs fois les quatre premiers chapitres. J’ai pensé à cette phrase de Raymond Carver que je note souvent au début de mes carnets : « Nous avons décidé de vivre un jour à la fois, lui dit-il. Un jour, puis un autre, puis le suivant. » Les quatre premiers chapitres semblaient écrits de cette façon, et j’ai essayé de conserver le même élan, en rebondissant sur deux trois choses laissées en chemin. Comme par exemple cette promesse que fait Lucas à la fin du premier chapitre, d’écrire à ses parents. J’aime bien qu’on tienne ses promesses, alors je termine par ça.
Extrait du catalogue :
Mouche/Mille bulles/Neuf/Médium/Médium documents/théâtre/Classiques abrégés/chut !, printemps 2011
OK, OK, j'ai manqué l'enterrement de ce vieux Murphy. C'est la faute de ce fainéant de poisson rouge. J'attendais qu'il monte à la surface du bassin des Tanner. J'ai tellement attendu que finalement, quand je suis arrivé, la cérémonie était finie. Pas ma faute. À vrai dire, ce n'était pas la première fois que je manquais un enterrement. Si bien que j'ai fini par me demander qui viendrait au mien. Mais on ne peut pas savoir, il faudrait être mort. À moins que...
Même dans la préhistoire, il y a très très longtemps, le rêve des enfants, c’était de faire comme les grands. Louve a observé comment ses parents entretenaient le feu dans la caverne. Ce matin, elle est la première réveillée. Chouette ! C’est elle qui va s’en occuper. Pour ranimer les braises, il faut souffler, puis rajouter du bois coupé. Louve sait, mais voilà Ours, son petit frère, qui voudrait s’en mêler dès qu’elle a le dos tourné…
Rien ne va plus à l'école de Puycornet depuis qu'on y a installé un téléphone et un fax. C'est à cause de Maurice, le fiancé de la maîtresse. Il lui téléphone toutes les cinq minutes pour lui dire qu'il l'aime et pour savoir si elle l'aime aussi. Et quand elle s'énerve et lui demande de ne plus appeler, il lui envoie par fax des poèmes d'amour... qui amusent beaucoup les élèves.
Si Monsieur et Madame Bolkodaz étaient vieux et s’ils écrivaient un livre sur leur vie, ils pourraient raconter le jour où Madame Bolkodaz cuisina trois perdrix et commença à grignoter dans le plat. Ou encore leur partie de pêche quand une terrible tempête s’abattit sur la mer. Ou bien la panne de leur voiture sur une route de campagne… Autant d’histoires à lire, à chanter ou à cuisiner !
Fabienne Mounier et Daniel Hénon ont fondé ensemble la compagnie Faction Mauricette aux Oeillets, qui leur a permis, notamment, de créer le spectacle adapté de leur Histoire du petit tabouret, premier album publié à l’école des loisirs. Pour Le grand livre des Bolkodaz, ils mettent enscène les mêmes personnages que dans La forêt des grands et Bon chien.
John Chatterton, le grand détective, est de nouveau sur la brèche. On l'a chargé de surveiller une jeune fille qui risque, paraît-il, de se piquer le doigt au fuseau d'un rouet et de plonger dans « Le Grand Sommeil ». Chatterton n'est pas très inquiet, toutefois, ces éléments lui rappellent une affaire célèbre...
Vous avez de 6 à 9 ans, vous voulez réussir dans la vie et vous savez qu'il faut pour cela apprendre les langues étrangères. Mais vous ne voulez pas trop vous fatiguer. Alors lisez cette histoire, rencontrez Jean-Charles qui a pu, le même été, apprendre le hollandais, se faire dispenser de devoirs de vacances, se couvrir de gloire et jouer un bon tour à son papa.
Avant, j’étais en maternelle. Mais ce matin, je commence l’école primaire. Je promets à mon petit frère Max : « Abracadabra, à partir de ce soir, c’est moi qui te lirai des histoires. » La cour d’école se remplit d’enfants et de bruit, j’ai mal au ventre. Après la sonnerie, je suis pressée de raconter la fille au manteau rouge, les raisins secs et les tatous au fluo. Au moment d’aller au lit, Maman apporte un livre. « Mais, je ne sais pas encore lire ! » Alors, Maman m’explique qu’apprendre à lire c’est comme danser, à petits pas.















