Thème « comportements sociaux »
Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ». Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille.
Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens verrons enfin qui elle est. Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ?
Lilly vit à Harlem avec ses parents, Joanna et Eddy, et sa petite sœur Sarah.
Joanna est blanche, peut-être la seule femme blanche à habiter Harlem. Quand elle a dit à ses parents qu'elle voulait épouser Eddy, ils l'ont chassée. Joanna n'a jamais revu sa famille.
Dans cette Amérique de la fin des années cinquante, Rosa Parks vient d'être emprisonnée parce qu'elle a refusé de céder sa place à un Blanc, dans l'autobus. Toute une partie du pays se soulève pour exiger la fin de la ségrégation raciale.
Aujourd'hui, en sortant du collège, Lilly a vu une fille sur le trottoir d'en face, qui la regardait intensément. Une fille de son âge, blanche, toute blonde. Qui est-elle ? Qu'est-elle venue faire ici toute seule à Harlem ?
Si elles parviennent à se parler, Lilly et cette mystérieuse jeune fille découvriront qu'elles ont peut-être le pouvoir, elles aussi, de changer le monde.
Comment transformer un épouvantail timide et terriblement poli en un gardien de champ féroce et redoutable ? En l'affublant d'un chapeau miteux, d'un manteau noir et d'une écharpe qui claque au vent. Cela peut marcher un certain temps, mais est-ce bien suffisant ? L'habit ne fait pas l'épouvantail ! De même que ce n'est pas la couleur qui fait le violon. Alice a découvert entre deux poubelles un violon qui semble en parfait état, si ce n'est sa couleur un peu spéciale. Il est entièrement bleu. Alice a beau en tirer des notes aussi limpides que de l'eau de source, personne ne prend au sérieux son violon bleu. Comme si les instruments de musique devaient être de la bonne couleur !
Ils sont deux intrus sur l'île du Drôle, deux indésirables, traités en esclaves. Snejna, dite « la belette », une vieille femme, seule rescapée d'un naufrage, il y a trente ans. Balthazar, le bâtard d'une bonne famille de l'île, mère morte, père inconnu. Ils se sont reconnus, approchés, apprivoisés. Les habitants de l'île détestent la mer. Snejna et Balthazar, eux, la regardent. Elle rêve de repartir de cette foutingaille de terre ! Il rêve d'être ailleurs, à défaut de savoir la vérité. Un lendemain de tempête, à l'aube, la surprise qu'ils attendaient est là. Il y a un bateau dans l'anse. Son pavillon ? La tête de mort aux tibias croisés sur fond noir.
J’habitais avec ma famille dans l’hôtel dirigé par mes parents. Nous étions en train de manger dans la salle de restaurant avec les clients, quand nous avons entendu des détonations. Ce n’était pas un feu d’artifice : il y avait des hommes armés dans la rue. Tout le monde s’est réfugié au sous-sol. La radio parlait d’escalade, de conflit, de blessés et même de morts. On entendait le bruit des armes dehors. C’était le premier jour de la guerre.
L’action se passe dans un jardin. On peut y rencontrer des escargots, des topinambours et des blaireaux, sans oublier Oskar le hérisson et toutes sortes de fleurs. Évidemment, les hérissons et les fleurs n’ont rien à faire ensemble, rien du tout, surtout lorsqu’il s’agit d’une rose aussi raffinée que Miss Kemble. Trop différents, ces deux-là ! Et pourtant, à la stupeur générale, entre Oskar et Miss Kemble, c’est le coup de foudre. Personne n’y croit. Sauf eux.
Un jour, un nouveau arrive à l'école. Il s'appelle Jeff et vient s'asseoir à côté de Bradley. On l'avait pourtant prévenu.
« - Ca ne me dérange pas d'être à côté de toi, dit Jeff à Bradley.
- Donne-moi un dollar ou je te crache dessus. »
Car Bradley déteste tout le monde, tout le monde déteste Bradley et il trouve que c'est très bien comme ça. Il ment à propos de n'importe quoi, même quand personne ne peut le croire. Et ce ne sont pas les gentillesses d'un type comme Jeff qui pourraient chambouler sa façon de voir les choses.
Un autre jour, une nouvelle arrive à l'école. Elle s'appelle Carla, c'est la conseillère d'éducation. Elle est jolie, enthousiaste, ses chemises sont décorées de motifs bizarres, mais moins bizarres pourtant que ce qu'elle raconte. Elle prétend que les accidents n'existent pas, et qu'elle croit à tous les mensonges. Elle est impatiente de rencontrer Bradley. Il va falloir que Bradley la déteste vraiment très fort s'il ne veut pas retrouver sa vie complètement révolutionnée. Mais, au fait, pourquoi Bradley refuserait-il de changer ?
Le collège, c’est dur… Nat aimerait bien avoir un guide, un plan, un lexique pour s’y retrouver.
Au collège, on ne dit plus « bizarre », mais « chelou », on doit présenter son carnet toutes les cinq minutes, il y a au moins dix profs pour remplacer la maîtresse, et certains demandent de drôles de trucs comme d’adopter un œuf à la maison !
Heureusement, il y a choses qui ne changent pas. Nat a toujours Mimi comme meilleure amie et elle continue d’organiser des réunions dans les toilettes pour discuter avec ses copines. Sujet du jour : peut-on avoir pour deuxième meilleur ami un garçon ? Et même s’il s’agit d’un ancien amoureux comme Louis ?
Nat et Mimi ont grandi d’un coup ! Dominique Souton, qui a toujours aimé suivre ses personnages de livre en livre, nous les avait présentées en CE2 dans « Ma meilleure amie
a une meilleure amie ». Nous les retrouvons en sixième, au collège, où plus rien n’est pareil. Un changement de lieu, d’âge et de questionnements qui a entraîné la romancière sur des forums pour ados où elle a passé des heures. Un « bonheur de littérature », selon elle, et un domaine qu’elle ne se lasse pas d’explorer.
Lucien, treize ans, sait que les vrais ennuis commencent aux portes du collège et ne s’arrêtent pas là. Il y a toujours un prof pour vous réveiller en plein cours et vous coller deux heures. En permanence, il n’y a personne. Ni Basile, son ami fidèle rebaptisé Croûton, ni Rosa, sa vieille copine peintre morte il y a 120 ans.
Là-bas, il n’y a que l’ennui. Et Lucien n’aime pas ça.
Comme il n’aime pas : les quatrièmes, les sixièmes, les cinquièmes, les troisièmes…
Pour s’occuper, Lucien a l’idée de dresser la liste de tout ce qu’il n’aime pas. Il est sonné devant l’ampleur de la tâche. Justement, Lucien vient d’atterrir sur le menton d’une fille. Elle s’appelle Fatou et c’est un phénomène.
Tout le monde a peur d’elle. C’est dit, Lucien ne l’aime pas, et c’est réciproque. Fatou propose un duel : celui qui déteste le plus de choses au monde l’emporte. Ça, Lucien aime bien.
Son nom est Cathrine, Arnaud Cathrine. Ça ne fait pas garçon comme nom. Pourtant, il est un garçon. Il aimerait le prouver, d'une manière ou d'une autre. Il essaie de boire du café mais il déteste ça. Dommage, il trouvait que ça faisait très garçon. Il essaie de péter la gueule à son meilleur copain qui lui a sorti une crasse. Ça marche assez bien (une incisive fêlée), mais ce n'est pas trop son genre d'être une brute. Un peu plus tard, il essaie d'embrasser une fille. C'est une réussite totale, mais qui ne regarde pas les autres. Alors les autres continuent à se moquer. Un jour, la prof de français note ce sujet de rédaction au tableau : « On vous donne la possibilité de changer une chose dans votre vie. Racontez. » Devinez ce qu'il choisit.
Je suis un ours. Je sais, ça n’existe pas, un ours qui vit dans la rue, au milieu des hommes.
J’ai mis du temps à l’admettre, moi aussi. J’ai d’abord pensé que j’étais comme tout le monde : j’allais rentrer chez moi le soir pour le dîner et m’endormir paisiblement dans un lit bien douillet. Mais on m’a vite fait comprendre que cette vie-là n’était pas pour nous, les ours. C‘est pourquoi je dors ici, sur ces cartons, dans la rue.
La dernière fois que je suis allée dormir chez Ondine, juste après les grandes vacances, quelque chose avait changé. Pas quelque chose d’énorme, genre qui te saute à la figure mais quelque chose d’imperceptible. Ondine je l’aime plus que tout, c’est l’une de mes meilleures amies. On n’est pas toujours d’accord, on se dispute parfois mais dans le fond, c’est jamais grave. Ce jour-là, il y avait comme une gêne entre nous. Son corps « décidait des choses et elle devait faire avec » m’a-t-elle dit un peu sèchement. J’étais bien décidée à mener mon enquête sur ce corps qui change et qui s’appelle la puberté.
Depuis que je suis entrée au collège, il y a beaucoup de changements. Notre bande se voit moins souvent, bien sûr, et puis il y a des clans qui se forment. Mais surtout, par moments, je suis envahie par des émotions, des envies de pleurer incontrôlables. J'ai l'impression de ne pas être comme les autres et j'ai peur qu'on ne m'aime pas. En plus, Zéphyr est dans ma classe. C'est un vieux copain, mais maintenant, quand je le vois, j'ai des drôles de sensations, comme une vague qui monte en moi. Ça ne m'avait jamais fait ça avant...
Au fil du temps, La Barbe bleue n’a cessé d’inspirer dramaturges, illustrateurs, écrivains, musiciens, avec un succès jamais démenti. À son tour, Elsa Oriol a succombé à la troublante fascination de ce conte, mais gare ! car la magie de son talent ne se contente pas de nous séduire ; elle exerce sur le lecteur un véritable envoûtement…
Dans mon quartier, depuis pas longtemps, il y a une vieille dame avec des vêtements bizarres, les cheveux sales, qui pousse un caddie : une clocharde. Elle fait peur et je me demande comment elle vit, comment elle s’appelle... La maîtresse et mes parents voient bien que quelque chose ne va pas. Mais je n’ose pas leur dire que je l’ai vue s’écrouler et que je crois qu’elle est morte.
C'est la rentrée du CM1 et Andréa est de très mauvais poil. Pour commencer, la maîtresse l'a séparée de ses meilleurs amis, les Jojos, Johan et José, pour la coller à côté d'un nouveau qui parle comme un livre du Moyen Âge et fait des baisemains. Comme si ça ne suffisait pas, le nouveau, qui s'appelle Joseph, veut que tout le monde l'appelle Jojo. Ça va pas, non ? ! pense Andréa. Les Jojos, c'est sa bande à elle : chasse gardée ! Et, pour finir, il faut remplir une fiche de renseignements et répéter encore une fois cette phrase qui la torture depuis quatre ans : Profession du père : mort. Mais, soudain, Andréa glisse un oeil sur la feuille de Joseph et y découvre quelque chose qui l'abasourdit. Et quand Joseph dit : « La sonnerie a retenti, il est temps d'aller te restaurer », Andréa a très envie de le suivre. À la cantine, et même plus loin.















